Jour 26: Road trip to Issan
Souvenirs du Songkran 2011, Chiang Mai, Thailande
Un lutteur
Un cochon
Un gorille
Quoi de mieux qu'un road trip pour découvrir un pays. L'option peut sembler onéreuse mais elle vaut le coup d'oeil. Première étape: trouver la voiture économique. Le forfait est alléchant: cent piastres par personne pour 8 jours! Malade. Le hic, c'est que faire le plein coûte plus chère que la location d'une journée. Résultat: On va traverser la Thailande du nord au Sud en huit jours pour 200$ par personne. C'est correct, c'est pas moi qui chauffe... Je suis co-pilote et opérateur de GPS (un total incontournable pour savoir ou tu vas, il nous fait sauver un temps précieux!)
Pourquoi l'Issan? Tout à débuté un soir comme les autres à Pattaya. Plusieurs des bar girls rencontrées dans les différents club disaient venir de ce coin-là. Il faut savoir que c'est la région la plus pauvre de la Thailande, terreau fertile pour approvisionner en chair fraîche les bars à go-go du reste du pays. Après quelques lectures sur le sujet, je me rend compte que le tourisme est très peu développé là-bas. On vérifie si c'est possible de se rendre en autobus, fortement déconseillé sur internet à cause du manque de confort et de fiabilité des autobus (et des chauffeurs) Félix sort donc l'idée de louer une voiture et de la laisser là-bas une fois sur place. Finalement, ce sera sur l'île de Koh Samui, presque deux mille kilomètres plus loin de notre point de départ que nous abandonnerons notre Nissan. (noter la pub ici: Pour rouler sans soucis en Issan avec Nissan!) Alors la question reste: Pourquoi L'Issan? Parce que c'est la Thailande encore à peu près vierge, l'endroit des vrais sourires, l'endroit ou tu rencontre des locaux qui parle pas anglais pis que tu dois te débrouiller (il y en a heureusement toujours un ou une qui sert de traducteur aux autres...) C'est l'endroit de l'accent du nord, avec des effets chanté dans les expressions, c'est l'endroit calme et paisible... Le premier endroit en Thailande ou personne t'écoeure pour te vendre quelque chose et prêt à partager le peu qu'ils ont sans rien demander en retour... Bienvenue au coeur de L'Issan!
On était fébrile en quittant Chiang Mai, cependant le trajet sera long. Les routes sont mieux entretenus qu'au Québec mais le trafic lourd est omniprésent et les courbes abruptes. Le plus difficile est de s'adapter à conduire à l'envers (le volant est à droite et tu roules à gauche?) mais on s'habitue rapidement. Même les dépassements louches, typiques ici, ne nous font plus sourciller. Le premier stop à 8 heures du soir dans un petit village qui existe même pas sur google map est exquis. On cherche un guesthouse et on rencontre une fille qui semble tenir un dépanneur au milieu de nulle part. Son nom est Runphet et elle parle anglais. Elle nous a indiqué notre point de chute juste à côté de chez elle, en nous précisant «not very good but no others» Ouaip. On avait pas le choix, il était tard. Un guesthouse typiquement Thai. 7$ pour la nuit. Je tue une coquerelle en entrant dans ma chambre. Toilette turc. Ok on sort au centre-ville. On est des phénomène de foire. Tout le monde nous regarde, il n'y a pas un blanc à cent lieux à la ronde. Avec une dextérité légendaire et un mélange d'anglais/thai/non-verbal on réussi à se commander à manger. Une réussite total ce petit riz légumes et poulet pas trop épicé. On est heureux. Les enfants nous dévisagent. On sourit. On passe au seven eleven. C'est l'événement de la soirée, des voix s'élèvent, des falangs en ville! Saa-waa-dii-khap! On se couche tôt, je suis malade, encore une gastro, il y a rien à faire ici, pas de TV, pas d'internet. Je dort comme un bébé. Félix a eu des ennuis. Il s'est levé durant la nuit, a allumé la lumière dans sa chambre et oh! Surprise! Des centaines de grosses coquerelles qui sortaient du drain de la toilette (si on peut l'appeler ainsi!) Je vais vous dire que ça aide pas à passer le reste de la nuit l'esprit tranquille... Bon on voulait de l'aventure, on est servi!
Issan people staring at us
Felix and Rungphet
Vince and Rungphet
Le lendemain, notre nouvelle amie nous a fait visiter des chutes situées dans un parc national dans lesquelles on s'est baigné vivement. Après un petit trek exténuant, rien de mieux que de profiter du moment. Elle avait un peu peur au début alors elle a apporté une copine avec nous. Cinq dans notre petit char, Yahou! Une super belle rencontre, elle nous a fait vivre une belle expérience et c'est précieux. Finalement ce n'est pas une commis de dépanneur, elle fait de la gestion de chantier de construction pour son père... Ça explique son superbe anglais, elle est éduquée et on a une guide colorée et blagueuse.
C'est le temps de dire au revoir à notre amie, on a pas beaucoup avancé depuis notre départ de Chiang Mai et il faut continuer. Notre arrêt à Loei a été bref. Une nuit pour dormir, trop crevé pour sortir, je ne suis pas capable de manger, on flâne au night market à côté de l'hôtel. Le momentum dans cette ville fut la contravention pour stationnement interdit. Le flic était cool, il s'est même prêté au jeu pour la photo!
Bon... 17$ à trois pour apprendre que les pointillés rouge t'a pas le droit de stationner, c'est pas si mal... On repart en direction de la capitale: Udon Thani. Une bonne ville, j'aperçois les premiers falangs du coin, on trouve la rue des hôtels. C'est le luxe, la plus belle chambre que j'ai eu en Thailande est ici. On discute avec des gens, on sort faire la fête, on se fait offrir à boire. C'est pas la grosse affaire mais la vibration est bonne ici, tout le monde te regarde, tu envoie des sourires qui rebondissent en sourire, j'ai fini la soirée dans un club genre western avec un band Thai qui joue non-stop jusqu'à trois heures! J'aime vraiment beaucoup d'aspect de cette culture mais leur musique... pas capable... On reste une journée de plus, je court me promener dans les rues, demain on se lève très tôt, direction Ayutthaya. That's right baby, on s'en va dans le sud, la plage, le sable... le sud là! Ayutthaya c'est un arrêt pour se reposer, prendre quelques photos, et commencer à songer à demander une extension de visa. Officiellement, dans cinq jours, je n'ai plus le droit d'être ici et je n'ai pas encore vu la moitié! Pour l'instant, je reste ici puis on verras pour le Vietnam... Cheers!
Le trio du Québec à Udon Thani
vie rurale on the road
tuk tuk nouveau genre au nord-est de la Thailande
Profites-en le Gros!
RépondreEffacerIci ya une tempête de neige, le 20 Avril ça se peux-tu!