JOUR 76 : Sawadee Kap! (Bonjour!)
En direct du train de nuit qui nous conduit
dans la capitale du Laos, un élan d’écriture soudain pour me rappeler que nous
avions un blogue à nourrir. Disons que j’ai moins le temps d’écrire, il se
passe pas mal d’aventure dans notre vie. Voici donc en résumé, sans aucune
photo, ce qui s’est vraiment passé. Vous savez, le voyage ça forme la jeunesse
et on pourrait même ajouter que ça met à rude épreuve la vie couple. On survit
malgré tout et c’est quand même exceptionnel. J’ai attrapé une tourista de la
mort au night market de Krabi. Non ce n’est pas à cause de la boisson mais bien
des saletés de sushis à trop bon marché. Bon à 17 cents le morceaux, j’aurai dû
m’en douter… L’ambiance était pourtant survoltée. Un spectacle de nuit, du
monde partout, des vendeurs de guenilles à la tonne. En revenant à l’hôtel,
Laurence s’est senti mal, a été malade un peu et mon tour est venu plus tard
dans la nuit. Première fois que je passait la nuit malade comme un chien avec
ma copine couchée à coté. Elle est fait plus solide que moi sur ce point et je
peux affirmer que j’ai eu ma leçon. No more poisson cru en Thailande. J’ai pas
vraiment vu Krabi. On devait aller faire du vélo mais je n’étais pas rétabli.
Après un délicieux massage Thai à deux pas de notre hôtel, notre répit à Krabi tirait à sa fin. Il était
temps de bouger ves l’île de Koh Tao aller rejoindre mon ami Rafi.
Koh Tao
On a pris un bus sans air climatisé qui
sentait la pisse pendant quatres heures pour ensuite se taper un speedboat
interminable avec assez de houle pour nous foutre un mal de cœur et de la
climatisation dans le piton pour bien attraper froid. Merci à Lomprayah d’être
une compagnie fidèle à l’odeur de ses toilettes. Arrivé à Tao en haute saison,
c’est un scénario proche de l’apocalypse. Il était déjâ tard et tout était
complet sur internet dans notre tranche budgétaire. On a rencontré Rafi par
hasard au centre-ville du port. Il travaille comme divermaster pour une
compagnie de plongée nommé AquaTao. On va faire une entrevue avec les
propriétaires pour notre documentaire sur les expats mais pour le moment, On se
serre dans nos bras. Il a pas changé d’un poil sinon qu’il est marié à une
jolie Tahi nommée Sook. Premier moment d’adversité : plus de chambre
disponible. Il nous trouve un truc de dépannage mais deux fois supérieur à
notre budget. On va devoir s’y faire, les île ça coute plus cher. Drôle quand
même de voir toute cette effervescence alors que la première fois que j’y ai
mis les pieds c’était plus tranquille. On essaie d’établir contact avec les
proprios le lendemain en se tapant un BBQ thai mais ça ne fonctionne pas. Notre
horaire de production s’étire. On se gâte en allant plonger avec Rafi. Superbe
plongée, probablement la plus belle que j’ai fait avec Laurence. Elle voit la
dynamique du Dive Shop et se rend vite compte qu’elle se lasserait rapidement
de ce style de vie. Coup de théâtre! Elle prend une inscription pour une
formation de massage thailandais à Chiang Mai. On est tellement serré par le
temps et les français sont trop occupés. Décidément c’est un peu compliqué et
nous devons reporter la formation de Laurence dans un mois. Ça coupe en deux
notre séjour en Thailande mais c’est pour le mieux.
On réussi à se faire un première entrevue
avec Guillaume et Coco mais un ennui technique survient et il manque le son sur
la moitié de l’entrevue de Guillaume et celle de coco est trop houleuse à mon
goût (dans le sens de vagues qui font bouger le bâteau un peu trop à mon goût
et qui pourrait donner le mal de mer à un téléspectateur) Je suis vraiment
découragé du projet et je me surprend secrètement à tout vouloir laisser
tomber. Rien de mieux que de recommencer à boire après un arrêt total de cinq
jours. Je me suis gâté pour la peine. On a finalement déménagé vers Sairee Beach
dans un joli petit bungalow près de tout. Ouf! On étouffait dans notre
minuscule chambre au centre-ville. On a maintenant une terrasse et la plage à
30 secondes avec un super motorbike et un second souffle pour terminer le
projet amorcé avec les français. On resserre l’horaire, on entre et on se
glisse dans le quotidien de ce club de plongée français qui est tissé serré et
finalement après sept jours, on a un topo du tonnerre sur eux. En espérant que
les ennuis soit derrière, on tire notre révérence vers le centre du pays.. On
se fait un dernier snorkeling de la mort avant de partir. On aime cette île et
on se promet d’y revenir en basse saison! Kho Tao
change à une vitesse phénoménale. Je ne reconnait plus la plage de
Sairee Beach et j'y était il y a moins de deux ans! Partout des gros
hotels avec des piscines. Le niveau de pollution augmente et la pression
écologique sur ce petit coin de paradis devient de plus en plus
critique. Ç a me rend un peu triste parce que tout le monde s'en fout.
Je voudrais bien pouvoir changer les choses. J'ai des idées de
mégalomane alors je prend ma pilule de malaria et je me sens mieux... Le
monde change mes amis et beaucoup plus vite que nous croyons.
Bangkok
Le bateau de nuit et la run d’autobus se sont
bien déroulé mais on s’est accroché à notre arrivèe sur Khao San Road. Manquer
de sommeil peut avoir des conséquences fâcheuses sur la dynamique de couple. Il
est 5 heures du matin, tout le monde est saoul, tout le monde est gelé, on
marche trop pour trouver un lieux pour crécher mais personne ne veux nous laisser
entrer avant onze heures. On échoue comme des épaves chez Mcdo pour se boire un
café à trois piastres. Bon. Faut se trouver des activités. Notre but ici est de
faire du shopping et ma copine va être servie. À s’en éclater le portefeuille.
Et moi encore plus. Ça c’est une autre histoire. Mon but à BKK, c’est de sortir
du circuit touristique de Khao San Road pour aller plus dans le centre-ville.
On quitte Khao San le lendemain midi pour Sukhumvit là ou il y a les expats, le
skytrain et le quartier de Patpong.
J’ai aussi réussi à aller donner un coup
demain pour tourner un vidéoclip avec mon ami Phil Tetu, réalisateur talentueux
qui m’avait accueilli lors de mon premier périple en Asie. Je prend des images
de «making Of» de son travail car il a chaleureusement accepté de participer à
notre projet documentaire. Ça va servir de visuel! L’artiste anglais était
vraiment sympa, on s’est amusé à tourner dans les ruelles étroites du
Chinatown. J’ai vraiment hâte de voir le résultat final. C’est inspirant son
histoire! Je vous en reparle plus tard car nous revenons à Bangkok le 18 mars
pour tourner son entrevue.
La street food est délicieuse dans ces
nouveaux quartiers que je découvre avec mon amoureuse. Mon coup de cœur :
Le Pat Pit Mu. C’est quoi ça? Grossièrement des fèves vertes dans une sauce
mariné au porc avec du chili. C’est bon dans la bouche et celui de la rue est
de loin supérieur à celui du centre d’achat. Ah! Pis ces petits desserts sucré à
base de pâte sucré et de coconut que Laurence m’a fait découvrir… C’est bon pis
ça goûte divin. Facile de prendre vingt livres ici. L’expérience est si
différente de la première fois, j’ai plus le temps de découvrir le vrai Bangkok
en dehors du circuit transitoire du backpacker… J’adore cette ville! Même avec
son trafic infernal, son monde nonchalant qui se trainent les pieds, ma bulle
qui est constamment mise en danger, sa puanteur et son smog, ses vices et sa
luxure, sa pauvreté criante… Si j’avais le choix, c’est la ville qui serait mon
point de chute en Asie du Sud-Est. Je sens qu’il y a des possibilités ici… Je
suis complètement dingue de ce que j’ai trouvé ici en magasinant, je suis obnubilé
par les lentilles et autre matériel photograhique, c’est malade comme il y a du
potentiel ici!
Anecdote : Il y a quelques jour, on
(j’ai) a bu pas mal de bière avec le propriétaire d’un restaurant nommé Poutine
sans Frontières. C’est un québécois expatrié depuis quelques années qui vend de
la poutine près de Khao San Road. On a eu bien du plaisir à discuter voyage et
culture thai (sa copine est originaire de Bangkok) On a rencontré d’autre
québécois et des français tout au long de la soirée qui sont venus gouter à la
fameuse poutine de Bangkok! Comme je ne suis pas un amateur, j’ai attendu d’être
éméché (parce que je ne mange jamais de poutine à jeun) pour y gouter et son
accent poivré m’a vraiment plu. Il devrait cependant blanchir leur frite, ce
serait plus succulent encore! Une expérience que je conseille à tout le monde!
On a un ami parti pour l’inde qui nous tiens au courant de ses aventures. Pour
le moment, le train arrive à la gare, nous traverserons dans quelques instants
le pont de la rivière Kwai qui relie la Thailande au Laos, un pays que je
découvrirai en même temps que Laurence.Je l'aime cette fille!!! :)
Chookdee Kap ! (Santé!)
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