Tour du monde Jour 47 : L’ile de Gili (Gang!)
Changement de plan. Nous achetons des billets
pour allez à Lombok sur l’île de Gili Air. Nous prenons la tangente du calme.
Après le centre-ville, le bord de la mer nous appelle. Après une traversée
silencieuse avec le cœur sur le bord des lèvres, l’arrivée sur l’île est
sereine. Aucun véhicule à moteur à l’horizon. Seulement des charrettes et… tout
plein de jeunes! On se croirait dans un film d’horreur cheap ou tous les
adultes ont disparus et les enfants ont pris le contrôle de la société. Une
bière pour la route. On arrive avec Caroline à notre… bungalow. Pas de
réservation à notre nom. On nous envoie dans un autre bungalow, on paie cash.
Pas de café. Pas d’internet et une attitude de nonchalance nous fais douter de
l’endroit. Heureusement on rencontre plein de nouveaux amis au 5 à 7 du Lucky
bar. Anadean et Slav deviendront vite nos amis et nous découvrons comment on
s’est fait rouler dans la farine avec le prix de la chambre. Qu’importe. Pour
l’heure, on se paie une méga-bouffe au restaurant le plus proche pendant que la
pluie tombe doucement. Un film de surf joue en arrière-plan sur écran géant.
Belle introduction.
Après avoir délaissé notre salle de bain à
ciel ouvert et dis aurevoir à notre coquerelle, on a choisi un endroit coquet
et abordable au centre-ville. Slav est resté au Lucky mais comme l’île est
minuscule, tu croises tout le monde d’une façon ou d'une autre... Trois jours sans
internet. Ça fait du bien mais c’est un peu malaisant. Je met au défi n’importe
qui de ne pas y aller ne serais-ce que pour regarder ses mails, écrire à
quelqu’un ou chercher de l’information. On a décidé d’aller à la pêche avec
Caroline en compagnie d’un père et son fils. Slav a manqué le bateau. Une
journée mémorable au soleil avec une BBQ à la clé en revenant. Pas d’épice, pas
de sel cuit entier direct sur le feu à côté d'un tas de vidange et mangé debout, avec les mains avec une
bière froide. On a ajouté un oignon et une gousse l’ail grillé pour agrémenter
les bouchées. Épique comme disent les vrais. Ça commençait rudement bien.
Meilleur que le seafood BBQ du restaurant pour ma part.
Les découvertes culinaires se suivent et ne
se ressemblent pas. Malgré le fait que l’on a mangé trois fois à la même place,
on a découvert un plat intéressant qui s’appelle urap urap. Des légumes vapeur
sur lit de riz à base de coconut bien relevé, une belle découverte qui semble
être une spécialité ici. Je met ça dans mon livre de cuisine! Comme nous sommes
sur une île à majorité musulmane, très peu de porc ici. En fait, ca fait
vraiment contraste avec Bali. Les femmes portent le voile, la prière est
audible tous les jours. Les jeunes Indonésiens ne semblent pourtant pas très
pratiquants. Tout le monde à l’air de fumer des bat ici et on s’en fais même
offrir pour le dessert dans un petit warung. Ils ont une spécialité de champignon magique également mais on est pas dans ce créneau. On perd Slav et Anadean pour la nuit...
Après un tour de l’île, un jogging, de
l’apnée (durant laquelle j’ai vu plein de poisson et je les suspect de les
nourrir pour satisfaire leur client lors de tour de snorkeling) il restait une
chose à ne pas manquer : la plongée. On a donc fais la connaissance de
plongeur français qui ont ouvert leur commerce sur l’île. Ça aurait fait un
super topo pour le documentaire mais j’avais déjâ quelqu’un pour la plongée.
Une plongée avec Caroline comme binôme. Super bien passé! Je suis rendu compliqué
dans le fond de l’eau, faut être patient avec moi et les gens ne le sont pas. Très bonne expérience et rencontre surprenante
avec Andrew, un ingénieur informatique qui nous a donné plein de tuyau sur le
Myanmar (et fortement le goût d’y aller) Le Myanmar est comme la Thailande il y
a vingt ans. Un pays ou le tourisme est émergeant et ou tout est encore à
faire. C'est ajouté dans notre itinéraire! (On abandonne la Malaisie) Mais revenons à la plongée. Une
expérience intense de voir des tortues géantes vieilles de 80 ans et d’en voir
environ une dizaine le même jour! Pour le reste, plutôt décevant. Des montagnes
de corail mort abîmé par la pêche à la dynamite (?) et par des catastrophes
naturelles… Après Cozumel au Mexique, c’est dur d’être impressionné. Peu de
poisson à cause de la surpêche. Laurence à vu des requins mais elle était avec
un autre groupe. Mon expérience à Sharkpoint: Changer le nom pour Turtlepoint.
On a filmé avec la gopro, les images sont floues, il faut acheter un nouvel étui
spécial… Petite déception ici.
Décidément on arrête plus de boire de la
bière car le vin est pas achetable. Pour terminer notre trip, on se paie une
bouteille de blanc douteux à trois avec une pizza italienne take out. Divin.
C’est déjâ l’heure de se quitter. On se serre dans nos bras. On va revoir Caroline pour sûr. En Inde ou ailleurs! Direction
Seminyak.
On voulait pas y aller au début mais nos
plans ont changé. On oublie l’île de Java et Jakarta. Pas assez de temps. On retourne à Denpasar et
quoi de mieux que de passer les deux derniers jours à magasiner des choses
introuvables ailleurs. On cherche des meubles, des portes, bref de l’ébénesterie
Indonésienne. Comme c’est dimanche, les compagnies de cargo sont fermées.
Faudra revenir. Ce pays me manque déjâ. Je range mes baguette de bambou (car il
n’y en avait pas ici) Un dernier tour au warung du coin pour se délecter. Une
coupe de cheveux à 1.50$ chez le barbier le plus occupé en ville. On est parti.
Singapore nous voici! Pas un pays pour un amateur de vin mais j'y reviens! Terimah Kasi :)
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