Jour 51: Expats
My classy hotel in Saigon
Je suis en décalage. J'écris pas assez souvent sur le blogue et je dois chaque fois faire un retour sur les derniers jours, ce qui est bon en soi j'en convient... mais qui me donne étrangement l'impression que le temps file à toute vitesse. J'ai passé une magnifique semaine à Nha Trang. J'ai rencontré des gens formidable, vécut de belles expériences et je quitte cet endroit le coeur un peu gros... Je retourne à Ho Chi Minh Ville, je n'ai pas eu le temps de l'apprécier entièrement la première fois et l'odeur des moteurs à deux temps, le trafic horrible et les milliers de coups de klaxon me manquent... J'ai rencontré quelques étudiants vietnamiens qui aiment venir discuter avec toi et pratiquer leur anglais... J'ai eu des conversations formelles mais également plus prenante... Quand un étudiant m'a lancé au visage «Je crois que je suis plus heureux que toi», ça m'a comme on dit renversé... ses arguments étaient valables et il le savait très bien... Sa vie n'est pas idyllique dans tout les sens mais il y a quelque chose qui brille dans ses yeux et qui contraste avec notre conception du bonheur... Des fois je me trouve au dessus de tout ça mais le sens de ma vie n'est pas toujours la voie unique et vrai... Exister c'est souffrir, la souffrance est causée par le désir et le seul moyen d'abréger ses souffrances c'est l'absence de désir. Principe de base de la philosophie bouddhiste. Les Viets sont déjâ ailleurs... Il sont dans les limbes... Entre le communisme agonisant et le capitalisme décadent. Ils sont plutôt bien parti sur ce côté, jamais tu ne pourra avoir autant de produits et services offerts au mètre carré, c'est indécent quelquefois... Ça me rappelle vivement La Havane mais en plus riche... Me suis embarqué sur un autobus de nuit pour quitter la capitale, direction Nha Trang. J'ai pas dormi de la nuit... j'ai laissé mes bouchons et mon masque de nuit dans mon sac à dos... J'arrive complètement défait, encore une journée à visiter les alentours sur le radar... se coucher tôt...
fresco at Saigon museum
the best chesseburger in Vietnam (for now)
French Connection
La première fois que tu viens dans cette ville, tu découvre une station balnéaire en explosion... Il y a seulement dix ans, Nha Trang était un paisible village de pêcheurs, maintenant des hotels qui poussent à vue d'oeil, des grues qui travaillent à ériger des buildings même la nuit... Le quadrilatère des touristes est une zone bien défini dans le centre de la ville et tout près, sur la plage, la place la plus hot en ville: Le Sailing Club. Première destination, j'ai choisi le Ha Van Hotel, un endroit sympathique qui appartient au frère à mon ami Édouard, Nicolas Tremblay. La ressemblance est frappante mais avec quelques différence, imaginer mon ami Ed avec les cheveux longs et vingt livres en plus! C'est ce qui arrive quand t'arrête de fumer... Je rencontre sa charmante femme et leurs trois enfants (ils sont proactifs dans la famille !) L'endroit est jolie, je réserve pour la semaine. Je paye un peu plus qu'ailleurs mais c'est un commerce responsable (pas écolo mais responsable sur le plan humain) Nicolas est un homme d'affaire florissant avec une vision à long terme et se bat (c'est le cas de le dire) contre l'atrophie des têtes dirigeantes de l'économie du Vietnam. Un endroit plein de potentiel qui est administré par des communistes qui font des affaires à l'envers de tout le monde en pensant que le reste de l'humanité est dans le champ... Donc son approche est: je paye mieux mes employés, pas de mouvement de personnel et développement durable. Actuellement il essaie de prendre de l'expansion et très prochainement, le chef de la police local sera son hôte pour «discuter» de l'avenir de son commerce. La plage est à cinq minutes, elle est un peu sale, tout le monde semble s'en foutre... Quelquefois, il faut faire attention ou on met les pieds... Ça dépend toujours dans quel coin tu te tiens... Plus tu t'éloigne des chaises longues, plus c'est crotté...
on the way of diving
Nicolas with one of is lovely daughter
Je fais la connaissance des expats... Plusieurs sont français... Ces gens parti de leur pays natale qui expériemnte le lifestyle de l'Asie en ayant un petit boulot pour payer les dépenses courantes... Je suis littéralement charmé. Ça donne envie de d'expérimenter. Tu fais ça un temps bien sûr mais le poste de «teatcher» me branche bien. J'assiste même à un cours pour me donner une idée. Oui l'idée me plaît. Le Vietnam, on y mange comme des rois. Fini les fried noddles au poulet avec une petite bière, bienvenue vins français savoureux avec steak sauce au bleu! (Jouissif!!!) Je fais la rencontre de Patrick qui possède une maison de vin dans une petite ruelle intime. Il deviendra mon revendeur pour la semaine... L'influence française à bien laissé sa marque au Vietnam et heureusement, pas seulement de façon négative... Partout des affiches et des noms de commerces qui rappellent l'ère colonialiste. Premier objectif, visiter le bouddha blanc et me réserver pour la plongée. J'ai la chance de tomber sur un club de plongée dont la réputation n'est plus à faire: Angeldive, encore tenu par des français... J'y rencontre un québécois qui me donne quelques indications sur les bonnes adresses de la ville. La plongée ici est une des activités principale. Agréable moment, le Vietnam possède les plus beaux coraux que j'ai vu en plongée mais presque plus de poissons... On me dit que c'est le résultat de la surpêche... Ça change rien pour eux... La nuit sur la plage, on peut voir au loin plusieurs dizaines de bateaux équipé avec de puissant projecteurs qui continue inlassablement d'épuiser les fonds marins... Sinon l'eau est limpide mais assez froide, beaucoup de thermocline et port obligatoire d'un wet suit full body (première fois et je l'ai appréciée mon full body) Il paraît que quand t'a de la chance, tu peux voir une tortue mais c'est pas arrivé. Pour le prix, ça valait le coup, l'endroit le moins chère au monde pour plonger est ici.
Bon je passe vite les délectables repas, les cuites avec des anglais pis des israéliens, la ballade en moto trop chère des easy riders, danser ma vie au Sailing Club toute la nuit à avoir atrocement mal au mollet pendant trois jours, le massage vietnamien (qui est un must soit dit en passant!) Je passe un peu de temps avec Nicolas, je loue un motorbike pour me rendre à une plage à 20 km de mon hôtel, autrefois utilisé part les GI américain en permission. Superbe endroit mais encore là, les méfaits de la pollution commencent à se faire ressentir. Il me font chier. Je prend une bière à 50 cents. Un Viet m'offre de la mangue. J'aime pas vraiment ça mais j'accepte en souriant. Il me la coupe en direct sur la plage. Je dois par politesse en manger un morceau. Étrange, j'ai vraiment aimé ça, tellement, que je l'ai toute mangé... Elle était mûre à point... Étrange, il m'a rien demandé, même pas de l'argent... J'étais surpris! Je commence à penser à partir d'ici, dernière soirée au bar à pute du coin, elle parlent bien anglais mais c'est pas l'endroit ou tu passe toute tes soirées, j'en apprend plus sur le Vietnam par les clients assis près de moi... Je retourne à Saigon après cette semaine de vacances apaisante. Le seul point négatif: se promener dans la rue et se faire prendre continuellement pour un portefeuille à deux patte... Ça fini par t'exaspérer pis t'enlever le goût de revenir... Peux-être que quelqu'un devrait leur dire d'arrêter ça... Je crois que ça nuit au tourisme... Dans le fond je me dit, essaie pas d'expliquer à quelqu'un qui vit au jour le jour pour survivre de faire du développement touristique durable... Ouin... Après une semaine là, c'est la routine qui s'installe, faut que tu t'occupes ou bien tu t'en va... Encore le bus de nuit mais cette fois-ci, j'ai mon kit pour dormir. Je réussi à somnoler un 3 heures, retour dans le tourbillon de la grande ville. Un conseil d'amis, prenez donc le train si vous voulez dormir, c'est plus chère mais ça vaut le coût!
expats lifestyle
saigon beer on the beach
dirty beach in vietnam...
Traverser la rue est toujours aussi dangereux mais j'ai remarqué qu'ils ont commencé à installer des lumières à certaines intersections. Tout plein de petites ruelles étroite ou l'on découvre au milieu de petits hôtels des gens ordinaires qui vivent au jour le jour dan leur minuscule cubicule, souvent assis par terre. On est tellement riche et entouré de confort, on se rend même plus compte de l'opulence dans laquelle on vit. L'Asie c'est relaxe. J'ai l'impression que la moitié du monde travaille pendant que l'autre moitié prend un verre en relaxant dans la rue. Certains font du tai chi dans des parcs, d'autres boivent une bière à huit heure du matin (?) Aujourd'hui j'ai visité le musée de la guerre avec mon amie Uyen que j'ai rencontré le premier jour à Ho Chi Minh. Elle est drôle, parle plutôt bien anglais et je rigole bien avec elle. Le musée c'était une expérience... Au début j'étais assez excité mais graduellement, la nausée s'est emparé de moi, j'avais les yeux plein d'eau dans la salle de l'agent orange, à un certain moment, il a fallu que je sorte... trop d'horreur je vous dit... Drôle d'expérience d'avoir envie de vomir et pleurer en même temps. Hoy! Je suis aller toucher des tanks pis des hélicos pour faire passer tout ça. Je me suis quand même régaler historiquement parlant mais je hais les américains. Pourquoi ? Peux-être que la propagande communiste m'a contaminé le cerveau ? Il sont fortiches les Viets... J'ai visité les environ de mon hôtel, ça grouille de partout, une petite bouffe dans la rue et hop, retour à la chambre, j'ai besoin de dormir, demain c'est une grosse journée mais surtout une grosse soirée de clubbing: je sort au bar Apocalyse now et je me tape le black cat burger shop, dans le top 10 des meilleurs restos au monde!
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